HASSAN ELRHAFEL
Je pressens qu'en cet ultime soir
Tu vas te soustraire
Telle l'étincelle de l'éclair
A mon regard
Je te cherche dans la langue langoureuse
Et cherche mon corps
Eperonné par le feu de la jouvence
Sois à ma canicule l 'ombre
Sois à mon désarroi le pasteur
Et il est à toi mon coeur
Plantes-y des poignards à ton gré
Et de mon visage
Fais-en le portrait
Restitue les reliefs,le pourtour
Selon ta volonté façonne-les contours
Prends mes cris mes sanglots
Renouvelle-en les repartitions
Jusqu'à ce que se purifie ma chanson
Et au ciel fasse son ascension
Je pressons qu'en cet ultime soir
Se profile ton départ
Alors
Je pratiquerais toutes les folies
Croix de feu, croix de fer
Je pratiquerais toutes les folies
Alors,que vais-je faire?
Reçois ce qui traîne de l'habit de mon âme
Avec une pince clos la trame
Et mon coeur
Brûle-le au feu de l'enfer à toute chaleur
Reçois mes êtincelles
Avive-les de plus en plus belle
Et de mon coeur sali par la souillure
N'aie pitie de sa sulfure
Au feu expose son argile sali
Jusqu'a ce que purificationn s'ensuive
Et s'éleveront ses fumées echevelées aux vents
Et ne quitte le point de mire
Je t'aime l'amour du feu à l'eau
Alors saisi-toi de ce avec quoi je vois
Et essuie la larme immobile petrficée
Telle la salissure de la paupiére
Je t'aime l'amour du feu à l'eau
Je fissure ma chemise
Ainsi tu verras comme le feu se déclenchera
En mon sein la chaleur s'accentuera
Ma guitare je la conçois des bois de la raison
A tes soins, je la confie ainsi tu joueras
Ta douce mélodie
Sans consitance je suis
Alors comment mon étant rétablir
ma dignité recouvrir
Et la vie s'achevant sans à toi parvenir
Et ma vie est une fleur
Pour laquelle j' éprouve de l'ésperance
Et ma mére malheureuse
Craint que je sois égorgé à chaque retour
A elle à l'aube de chaque jour
Aujourd'hui de tous les crimes je serais responsable
Je tuerai tous mes semblables
Et les femelles
Le cosmose et les ciels
La lune ,le soleil je les plierais
En deux braises
Que je retournasse à ma mére
Occis abattu te serait-il agreable
Au retour de chaque aube boreale
Te serait-il agréable
Mon retour
Occis
Abattu
A ma mére tout en déséspoir
En cette ultme soir
Cris et sanglots
Soudain
La veille s'estompa de ma mémoire
Et je me rappelai la lumière du matin
De son aureole scintille telle une lumière magique
Y danserent l'illusion d' optique
Les vipères
Et les verres de cristal
Au marché l'ont m' a vue
D' habits arabes vetue
Je cherche l'ombre d' un etre aimé
Dans ma vie révolue
Elle se mit à se réfléchir sur le miroir
Ainsi que notre présence dans le couloir
Autour de la fontaine
Elle me jura hormis moi personne m'aima
Durant toutes ses années ma présence elle taquina
Je lui répondis:De ma vie j' en ai plus de soucis
IL me di:IL y'a encore un reste dans ta vie
Autour du soleil du crépuscule nous prîmes place
Je lui offris les bracelets de cleopatre
Et lui intimai avant que je m' en allasse
Dans mon corps se multipia Cleopatre
Et la malediction des secrets résolut de m' abattre
j' ai le sentiment que le passé n'eut lieu
Je suis guerie de la blessure
Et je suis surgie de la lumière
Si legère,si heureuse par le secret de l'existence
Me passionent les visions
Et me portent sur une toile
sur une celeste voile
dans la liqueur de l'echanson
L'on me perçoit en moult transpositions
En moults espaces
Telles des aurores boreales
Un debordement de passion
Une enfantine sensation
Comme si c'etait l' initial ébahissement
devant l'univers et son éblouissement
A Juan Guytsolo
L'arbre de la creation
Contre la guerre debout
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Le jardin des bien-aimes
De son azur
S'eclot son univers,
La grandeur des mots baptisant ce qui n'a de nom
Entre les galeries du temps
La perle de l'ame courant sentiers d'interpretation
Foucault en tisse à al maari un habit long
Et Dante danse en compagnie de Cordoue
Dans l'essence d'averroes
Escalada-t-il la branche de marrakech ibn alarif?
Lorsque Valence lui coupa la longue chevelure de l'écair
Ou devint-il pendable le sexagenaire
Et entre les conquetes
A la mecque
Chaque fois que par l'emanation les cartes se rassasient
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Le jardin de l'ethnie
Le maitre du ce qu'est Solo
Meuble leurs palais aux arrivants
La main de Nietzche des espaces d'ébahissement
Et la pipe d'Eco caresse les rêves de leur sagesse
Par dessous ceci
Par dessous cela
Tournoient des oiseaux aux celestes natures
A Guytsolo leur secret confient
La source et la racine de l'ethmie
Frotte l'aloles l'encens de ses moules
Dans les braseros de marrakech
Y brille de mille feux tel son fils
Et arrivent les plus sulfureux de ses hommes
Par des saluts ciseles
Par les doigts de leur sabbat
En sa direction
Et à la place de son voyage provocateur la splendeur
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Le jardin de Don Quichotte
Par des hourras ils hissent son nom
Les dates sont reperes de renom
Sont des grappes les contes
Les presse Don Quichotte
Les mouclins sont des interrogations
Et les pressoires un cahier de leur passion
Et Sancho dit:
Cici l'andalousie s'etend s'etendit
Et les épees de plaisir d'adultere n'ont commis
Et ne lui ont endossé de peché
La penombre des etuis
Impregnez vous de la magie des contes
Sur la place de la Marrakech et porte
L'habbit de noblesse de Solo
Ainsi vos ames rayonneront bien haut
Du côté des consentements
cieux
Entre deux lettres
Je marche
J'enseigne à l'eau
Comment je place la rosée
Sur les fils du matin
Et comment
Je remplis la jarre de la nuit
De mes larmes
Et je disparais
Je disparait dans la soif
Moi... la source
Entre deux lignes
Je m'allume
J'enseigne au fleuve coment je vague
Et je lui dis
Comment les vents dispersent mon corps
Sur ses deux rives
L'éparpillent
Dans la bleuté de l'eau
Et commment je m'enfouis profondément dans ses entrailles
Moi... le fleuve
Entre deux vies
Je me tenais debout
Et je le demeure
J'épure mon sang de ce qui reste des sirées
J'accompagne mon corps pluvieux
Dans les avenues désertes
Je colmate mon étrangétie
Je l'emplie de rosée
Comme la nuée se glisse
Comme l'habitude
Derrière les arbisseaux de l'ame
Je m'éclaire
J'étais préparé à la fonte
Lorsque je me suis cassée la joue
Et moi
J'accompagne mon corps pluvieux
Et je me tiens debout ici
Entre deux larmes
Cette vie n'a pas d'ailes
Moi je la vois
Courir contre le vent
Elle dessine les lèvres imbibées de rosée
De sur le discours
Est subtilisé le matin
Quand je somnole
Et le jour
Cette vie n'a pas d'ailes
Mais je suis
Toujours
A dessiner un pont vers elle
Je porte mes yeux nuageux
Et ma bouche rose de rosée
Et le lampadaire de l'imaginaire
Pour éclaires
Mais je demeure
Comme le vignoble crucifié
De par dessus la muraille
Et l'orangeret
L'unique derrière la porte
Je cache mon corps à moi-meme
Entre deux larmes
Je me tiens debout maintenant
Je remue dans ma tasse de café amer
Ce reve
Je fonds le mont de l'oubli
De ma main
J'épure l'herbe restant dans mon sang
Je sème une lune blue
Dans mon ciel
Et de mon plein gré
J'ouvre la porte du fleuve
Et je l'emplie de mo, secret
L'air est mon lit le nuage du corps
Et s'emballerait l'ame abandonnée
Aussi grande que ma cassure
Nue
Elle dessine mon nom aussi bien épitaphe que témoignage
Je suis la pluie imperceptible
Je restitue le fleuve à ses deux rives
Je vague en ses entrailles
Je glisse comme une lumières effrayée
Entre deux
Ma main un seau
Dont je suis le puits
Pliée avec les pierres
Du desepoir
Ma main emplie
Et ce sable
Un peu de mon eau
HACHE
O bucheron
Sème ta hache
Dans
Le coeur
De la foret
Et prie qu'il pleuve
et qu' elle soit absoute
Peut-etre deviendra-t-elle un arbre.
ENTERREMENT
Que nous creusions
Profondément
Dans le cimetière du matin
Car la danse de la nuit est titanesque
Et que nous fassions vite
Avant que ne s' en déclenchent
Les corbeaux
La plus belle
Nulle sentinelle aux portails
De ma ville
Quartier libre à ses militaires
A deteruit ses murailles
Tira un trait sur une histoire
Et annonça à tout l'univers
La chute de mon pouvoir
En es-tu informé?
A partir de froutiéres entre nous
Ni guerre,ni rebellion
Ni tréve ni insurrection
Laisse tes hordes armées
M'envahir
Ä vêpres
Laisses-les sur moi de force prendre prise
J'ai envie que tu me conquieres
Lorsque tombera le soir
Ö conquerant de ma cité
De la hauteur de mon manoir
Je ferai acte d'allegence
Et en ton honneur j'ai renié
Toutes mes croyances
Et renoncé
A mes couronnes et mes lauriers
Je t'aimerai
Jusqu'au dernier soupir
Et divulguerai ce que je dissmulais
Comme secret
J'avouerai à tous je t'ai attendu
Depuis les temps révolus
Pour que tu conquieres ma ville
Mille ans
Et redessiner ma geographie
De Larache de l'Océan
Jusqu'au confins de la Phinicie
Tes yeux mon port d'attache
Et ton corps de gitan mon recours
Et ma sérénité
En es-tu informé?
Mille lampadaires dans ma cité
Tu seras une demi-lune tu seras
Santillant dans l'oubli de l'obscurité
Tu seras mon étoile qui voyagera
Mes soleils crepusculaires
Aucune sentinelle aux portails
De la ville
Quartier libre à ses militaires
Ont detruit ses murailles
vouerent aux oubliettes
D'un trait son histoire
Et à toute la terre annonça
La chute de mon état
Toi l'homme
Si tant attendu
Et résisté avant lui
Cent prises de possesion
Mais aujourd'hui,
La plus exquise prise de possesion
Ma volonté;tu me conquiers
Sans tireurs ni militaires
Sans canons ni murailles
Je desire que tes mains foulent
Mes jardins
Je veux que tu reformules
Depuis la genese
Jusqu'à la dernière veinule
LE NUMERO DE LA BLANCHEUR
Dans la graine de la senteur
Qui gémit de douleur
Sous l’effet de l’éther
La fenêtre de Picasso
Sait que l’air
Est encre meurtrière
L’ombre
Ce qui reste d’un cadavre
En allant au soleil
S’est perdue en cours de route
Le cimetière
Premier nom de la vie
Mais la terre
C’est la salive d’Adam
Voue a l’errance
Chaque fois que tu creuses dans le ciel
Une tombe
Se recroqueville le soleil
Entre mes doigts
Se brûler sa peur, son effroi
Chaque fois
Que je pénètre la chasteté
Les lettres sont sens dessous
Dans ma poitrine
A force de s agenouiller
Sur les rayons de la bibliothèque
Des femelles crient et pleurent
Des poètes et des philosophes
Discourent à propos de la vie
A le tintamarre nous sourions
Entre la liberté et le pain
Se vit une ligne de démarcation
Faim nous la nommons
Uniquement les poètes
Le savent : la rivière est miroir
Ou la lune s’ y purifie
Des mensonges des mortels











07 سبتمبر, 2007 01:08 م