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إبداع ونقد

أنطولوجيا الصالون الأدبي للشعر المغربي بالفرنسية

أنطولوجيا الصالون الأدبي للشعر المغربي بالفرنسية
 
يسعد الصالون الأدبي أن يقدم للأدباء المغاربة والعرب أنطولوجيا الشعر المغربي بلغة موليير"اللغة الفرنسية" ،;ويعتزم الصالون نشرهذه الأنطولوجيامستقبلا في كتاب إذا ما توفرت له الإمكانيات المادية لذلك، هكذا سنقدم تباعا قصائد مترجمة إلى اللغة الفرنسية لشعراء مغاربة من أجيال مختلفة ، مقياسنا في الاختيار أذواقنا المتواضعة وتوفرالنصوص ، لذا نهيب بالشعراء أن لايبخلوا علينا بدواوينهم من أجل انتقاء القصائد ، و أن يبادروا - مشكورين- بإرسالها إلى مصطفى لغتيري ص ب 8844 حي الألفة الدارالبيضاء
ومعا من أجل الإبداع والمبدعين
ANTHOLOGIE
LE SALON LITTERAIRE a le plaisir de porter à la connaissance des hommes et des femmes de lettres la naissance d'un projet :la traduction dans la langue de Moliere et aussi de Prevert les textes les plus beaux  les plus representatifs de la poesie marocaine d'expression arabe. nous vous prions de bien vouloir nous faire parvenir vos textes à defaut de vos recueils à l' adresse suivante:mustapha LAGHTIRI bp 8844cite oulfa casablanca maroc

 

 

HASSAN ELRHAFEL

 
Ue femme imaginaire je suis
écrit parfatima zahra BENNIS
traduit par hassan ELRHAFEL
 
 
Etait- ce premonition
Ou du ciel feu de passion
Comment se sont eparpillés mes enjambées
M'ont utilisee pour essuyer
Epine de l 'heritage
Quel feu
Frola ma cécité?
La senteur du barbecue
Voyage
 A travers les averses des braises
Par ses recoulement
S'est envré mon sang
Je suis la nuée au desir unassouvi
 A l'embrasement de la passion
Oceanes sont  mes larmes
A mon encontre témoignent
Femme imaginaire  je suis
Lorsque je crus me voir
mon  rêve égorgé
Je.. me .. suis..d.i.sl.o.q.u.e
De mon sentier
Par de grosses secousses
Je d
      e
         g
           r
             i
               n
                 g
                     o
                         l
                           e
Convertie
A la nudité de la metaphore
Je suis
Moi qui suis giflée
Par l'offronde de l'inconnu
Parmis les tombeaux je deambulais
Qui m'enprunterait
Qui m' enprunterait un sens
Pour ungurgiteer avec ma signifiance
Moi
Moi
qui trempa mes fortes envies
Dans mes mots
Et passai la nuit
Sur les confint de lune
De ses reliefs
J'en creai mon plaisir doux doux
 
 
 
LE  DELUGE
 
ecrit par mustapha MALLAH
traduit par hassan ELRHAFEL
 
 
Sur du sang mon oeil tombe
Serait ce pour mes rossignols l'hécatombe?
 
Je vis une ville: oû le cheval,le tire la charette
Et oû l'amour est egorgé sur une pierre belle lurette..
Oû la blancheur de la neige allume la tête.
 
Je me suis dit: il est parti le train de la vie
Et les oiseaux de mon enfance s'entererent sous la poussiere
 
A une princesse je demandai: sommes-nous en quelle ére?
Elle répondit: mon pére fut tuée lorsque au soleil ils attenterent
Lorsque s'égara l'âme étrangére
Dans le desert de l'enfer
Je lui demandai: à sa mort as-tu pleuré?
Elle dit :dans ma main tel un moineau mourut
Tels mille poémes fanerent
Telle une poupée tuée par l'oubli
Mon pére à gauche passa les armes
Ne laissant dans mes yeux que les larmes
Pour les pleurs à l'intérieur de ce désert
Et ta couronne, oû est elle?ai-je demandé
Elle réplique:sous l'eau l'ont entérrée
Là oû se dissout le vieux tatouage sur la glace
 
Sur du sang mon oeil tombe
Serait-ce pour mes rossignols l'hecatombe?
 
J e vis la mort creuser l'argent de l'éternité
Tel le cadavre sur le sable jeté
Et par dessous la neige des linceuls
Et dans la  plaie de l'air un noir poéme
Le blessent les cendres par leur ombre
Et je vis une table une rose tuée par dessus
C'est ma rose à moi tout seul est dûe
Moi à qui on a toujours promis
Les larmes les traire sang j'en exigis
C'est une rose plantée entre les tombeaux
La seme une femme d'un âge fort avancé
Lors de toute fête d'un minuscule mouchoir l'effaçait
Puis de sel la torpille par dessus
Par dessous s'endort..Tel un poéme embrasé
C'est ma rose. Une nuit .Des fissures sur
Les encontres.L'anniversaire d'une balle
De revolver. La tuerrie des arbres.Un sarcophage
Des fusils dans un livre de dessin.
Une grotte dans les cartes de mon cadavre
C'est ma rose
C'est la rose de poésie qu'on jette dans le feu
 
Sur du sang mon oeil tombe
Serait-ce pour mes rossignols l'hécatombe?
 
A un jeune preparant  un putch contre le néant
Je m'enquis: où sont-ils partis?
"Juste avant la mi-défaite" IL répondit
ILs ont brulé les livres de rhétorique
Et aux noces les souvenirs photographiques
Comme si avant de partir s'était promis
D'attenter à l'olive de l'histoire dans l'oubli
Ce sont de cruelles gens:étant naquis
La bas où la gehenne posséde des nids
Là où grandit un cri: dans le cratere du volcan
A nouveau je demanderai :ils reviendront?
Si je leur allume un lampadaire..un poéme à leurs femmes
Reviendront-ils?Il répondit avec ennui
Tout en me reprochant:Ils ne sont plus de cette vie
 
Et au lendemain survient le déluge
Le verre deborda ,deborda la vie
Et au lendemain le cordon qui relie
A l'univers fut rompu
Alors mon corps des secousses connut
Sur du sang mon oeil tombe
Serait-ce pour mes rossignols l'hécatombe?
 
 
                                                        
 LE DERNIER SOIR
ecrit par malika  AL ASSIMI
traduit par hassan EL RHAFEL

 

 

Je pressens qu'en cet ultime soir

Tu vas te soustraire

Telle l'étincelle de l'éclair

A mon regard

Je te cherche dans la langue langoureuse

Et cherche mon corps

Eperonné par le feu de la jouvence

Sois à ma canicule l 'ombre

Sois à mon désarroi le pasteur

Et il est à toi mon coeur 

Plantes-y des poignards à ton gré

Et de mon visage

Fais-en le portrait

Restitue les reliefs,le pourtour

Selon ta volonté façonne-les contours

Prends mes cris mes sanglots
Renouvelle-en les repartitions

Jusqu'à ce que se purifie ma chanson

Et au ciel fasse son ascension

Je pressons qu'en cet ultime soir

Se profile ton départ

Alors

Je pratiquerais  toutes les folies

Croix de feu, croix de fer

Je pratiquerais toutes les folies

Alors,que vais-je faire?

Reçois ce qui traîne de l'habit de mon âme

Avec une pince clos la trame

Et mon coeur

Brûle-le au feu de l'enfer à toute chaleur

Reçois mes êtincelles

Avive-les de plus en plus belle

Et de mon coeur sali par la souillure

N'aie pitie de sa sulfure

Au feu expose son argile sali

Jusqu'a ce que purificationn s'ensuive

Et s'éleveront ses fumées echevelées aux vents

Et ne quitte le point de mire

Je t'aime l'amour du feu à l'eau

Alors saisi-toi de ce avec quoi je vois

Et essuie la larme immobile petrficée

Telle la salissure de la paupiére

Je t'aime l'amour du feu à l'eau

Je fissure ma chemise

Ainsi tu verras comme le feu se déclenchera

En mon sein la chaleur s'accentuera

Ma guitare je la conçois des bois de la raison

A tes soins, je la confie ainsi tu joueras

Ta douce mélodie

Sans consitance je suis

Alors comment mon étant rétablir

                              ma dignité recouvrir

Et la vie s'achevant sans à toi parvenir

Et ma vie est une fleur

Pour laquelle j' éprouve de l'ésperance

Et ma mére malheureuse

Craint que je sois égorgé à chaque retour

A elle à l'aube de chaque jour

Aujourd'hui de tous les crimes je serais responsable

Je tuerai tous mes semblables

Et les femelles

Le cosmose et les ciels

La lune ,le soleil je les plierais

En deux braises

Que je retournasse à ma mére

Occis abattu te serait-il agreable

Au retour de chaque aube boreale

Te serait-il agréable

Mon retour

Occis

Abattu

A ma mére tout en déséspoir

En cette ultme soir

Cris et sanglots

Cris et sanglots
 
LAJEUNE ENFANT
ecrit par nourdine BAZINE
traduit par hassan ELRHAFEL
 
Cette jeune fille jadis enfant
Qui passait du coté de chez nous
N'est plus jeune enfant
Elle a grandi
Elle porte des crocs maintenant
Sur sa poitrine
Et une longue tresse de cheveux
 
Cette jeune fille jadis enfant
A proximité de notre maison s'amusait
N'est plus jeune fille
Elle a grandi
Elle porte un djallaba noir maintenant
Couvre ses cheveux d' une echarpe rouge
ET MOULT FOIS UN HABIT LONG
mettant en relief ses flancs
 
Cette jeune fille jadis enfant
Qui son chwingum s'offrait
De chez l' epicier
A coup de pleurs à coup de cris
Nest plus jeune enfant
Elle a grandi
Elle demande son chwingum maintenant
De chez l'epicier du coin
Avec un sourir fin
Acompagné de politesse et de respect
 
Cette jeune fille jadis enfant
Qui le jour du fête mettait ses vitements
Et dans la rue éxprime sa joie
Parmi les filles des voisins impose sa loi
N'est jeune enfant
Elle a grandi
Elle le prépare gateau de la fête maintenant
Et aux voisins present ses voeux.
 
Cette jeune fille jadis enfant
Qui s'en allait
A l'ecole
Portait un tablier de rose orné
Et un Micky mouse dessiné
Dans sa main un morceau de pain
Elle a grandi
Maintenant porte ses cahiers
Avec un sans-pareil grand soin
Met un jean
Americain, yankee.
Et des lunettes dernier cri.
 
Cette jeune fille jadis enfant
Envers qui tous étaient indifferents
Des jeunes de la cité
N'est plus ce qu' elle était
Elle a grandi
Dans la rue adopte la posture de lady DI
Et ainsi attise de plus en plus ma curiosité.
 
 

                                                                   

   CLEOPATRE
ecrit par ibtissam ACHAROUI 
 
 traduit par hassan ELRHAFEL                                                               

 

 

   Soudain

   La veille s'estompa de ma mémoire

   Et je me rappelai la lumière du matin

   De son aureole scintille telle une lumière magique

   Y danserent l'illusion d' optique

    Les vipères

    Et les verres de cristal

    Au marché l'ont m' a vue

   D' habits arabes vetue

   Je cherche l'ombre d' un etre aimé

   Dans ma vie révolue

   Elle se mit à se réfléchir sur le miroir

   Ainsi que notre présence dans le couloir

   Autour de la fontaine

   Elle me jura hormis moi personne m'aima

   Durant  toutes ses années ma  présence elle taquina

   Je lui répondis:De ma vie j' en ai plus de soucis

   IL me di:IL y'a encore un reste dans ta vie

   Autour du soleil du crépuscule nous prîmes place

   Je lui offris les bracelets de cleopatre

   Et lui intimai avant que je m' en allasse

   Dans mon corps se multipia Cleopatre

   Et la malediction des secrets résolut de m' abattre

   j' ai le sentiment que le passé n'eut lieu

   Je suis guerie de la blessure

   Et je suis surgie de la lumière

   Si legère,si heureuse par le secret de l'existence

   Me passionent les visions

               Et me portent sur une  toile

                       sur une celeste voile

                       dans la liqueur de l'echanson

     L'on me perçoit en moult transpositions

                       En moults espaces

                       Telles des aurores boreales

                       Un debordement de passion

                       Une enfantine sensation

      Comme si c'etait l' initial ébahissement

       devant l'univers et son éblouissement

 

 

 

                                                                      Les jardins de juan
ecrit par ahmed  belhaj AIT WARHAM
traduit par hassan ELRHAFEL

 

                                                            A Juan Guytsolo

                                                            L'arbre de la creation

                                                            Contre la guerre debout

 

 

                                                                      1

                                                    Le jardin des bien-aimes

 

 

De son azur

S'eclot son univers,

La grandeur des mots baptisant ce qui n'a de nom

Entre les galeries du temps

La perle de l'ame courant sentiers d'interpretation

Foucault en tisse à al maari un habit long

Et Dante danse en compagnie de Cordoue

Dans l'essence d'averroes

Escalada-t-il la branche de marrakech ibn alarif?

Lorsque Valence lui coupa la longue chevelure de l'écair

Ou devint-il pendable le sexagenaire

Et entre les conquetes

A la mecque

Chaque fois que par l'emanation les cartes se rassasient

 

 

 

 

 

                                                                      2

                                                    Le jardin de l'ethnie         

 

 

Le maitre du ce qu'est Solo

Meuble leurs palais aux arrivants

La main de Nietzche des espaces d'ébahissement

Et la pipe d'Eco caresse les rêves de leur sagesse

Par dessous ceci

Par dessous cela

Tournoient des oiseaux aux celestes natures

A Guytsolo leur secret confient

La source et la racine de l'ethmie

Frotte l'aloles l'encens de ses moules

Dans les braseros de marrakech

Y brille de mille feux tel son fils

Et arrivent les plus sulfureux de ses hommes

Par des saluts ciseles

Par les doigts de leur sabbat

En sa direction

Et à la place de son voyage provocateur la splendeur

 

 

 

 

 

                                                                      3

                                                    Le jardin de Don Quichotte

 

 

 

Par des hourras ils hissent son nom

Les dates sont reperes de renom

Sont des grappes les contes

Les presse Don Quichotte

Les mouclins sont des interrogations

Et les pressoires un cahier de leur passion

          Et Sancho dit:

Cici l'andalousie s'etend s'etendit

Et les épees de plaisir d'adultere n'ont commis

Et ne lui ont endossé de peché

La penombre des etuis

Impregnez vous de la magie des contes

Sur la place  de la Marrakech et porte

L'habbit de noblesse de Solo

Ainsi vos ames rayonneront bien haut

Du côté des consentements

 

 

                  cieux

                                 

                           

                               UNE PLUIE IMPERCEPTIBLE
 
ecrit par touriyaMAJDOULINE
traduit par  hassan ELRHAFEL

 

 

Entre deux lettres

Je marche

J'enseigne à l'eau

Comment je place la rosée

Sur les fils du matin

Et comment

Je remplis la jarre de la nuit

De mes larmes

Et je disparais

Je disparait dans la soif

Moi... la source

 

 

Entre deux lignes

Je m'allume

J'enseigne au fleuve coment je vague

Et je lui dis

Comment les vents dispersent mon corps

Sur ses deux rives

L'éparpillent

Dans la bleuté de l'eau

Et commment je m'enfouis profondément dans ses entrailles

Moi... le fleuve

 

 

Entre deux vies

Je me tenais debout

Et je le demeure

J'épure mon sang de ce qui reste des sirées

J'accompagne mon corps pluvieux

Dans les avenues désertes

Je colmate mon étrangétie

Je l'emplie de rosée

Comme la nuée se glisse

Comme l'habitude

Derrière les arbisseaux de l'ame

Je m'éclaire

 

 

 

J'étais préparé à la fonte

Lorsque je me suis cassée la joue

Et moi

J'accompagne mon corps pluvieux

Et je me tiens debout ici

Entre deux larmes

 

 

 

Cette vie n'a pas d'ailes

Moi je la vois

Courir contre le vent

Elle dessine les lèvres imbibées de rosée

De sur le discours

Est subtilisé le matin

Quand je somnole

Et le jour

Cette vie n'a pas d'ailes

Mais je suis

Toujours

A dessiner un pont vers elle

 

 

 

Je porte mes yeux nuageux

Et ma bouche rose de rosée

Et le lampadaire de l'imaginaire

Pour éclaires

Mais je demeure

Comme le vignoble crucifié

De par dessus la muraille

Et l'orangeret

L'unique derrière la porte

Je cache mon corps à moi-meme

Entre deux larmes

Je me tiens debout maintenant

Je remue dans ma tasse de café amer

Ce reve

Je fonds le mont de l'oubli

De ma main

J'épure l'herbe restant dans mon sang

Je sème une lune blue

Dans mon ciel

Et de mon plein gré

J'ouvre la porte du  fleuve

Et je l'emplie de mo, secret

L'air est mon lit le nuage du corps

Et s'emballerait l'ame abandonnée

Aussi grande que ma cassure

Nue

Elle dessine mon nom aussi bien épitaphe que témoignage

Je suis la pluie imperceptible

Je restitue le fleuve à ses deux rives

Je vague en ses entrailles

Je glisse comme une lumières effrayée

Entre deux

 
 
 

                        

   Puits
ecrit par saad SARHAN
traduit par hassan ELRHAFEL

Ma main un seau

Dont je suis le puits

Pliée avec les pierres

Du desepoir

Ma main emplie

Et ce sable

Un peu de mon eau

 

 

 

 

 

   HACHE

O bucheron

Sème ta hache

Dans

Le coeur

De la foret

Et prie qu'il pleuve

et qu' elle soit absoute

Peut-etre deviendra-t-elle un arbre.

 

 

 

 

 

 

 

    ENTERREMENT

 

Que nous creusions

Profondément

Dans le cimetière du matin

Car la danse de la nuit est titanesque

Et que nous fassions vite

Avant que ne s' en déclenchent

Les corbeaux

 

                         

                                                  La plus belle

                                                  Le plus beau

 

 

 ecrit par fatiha AAROUR
traduit par hassan ELRHAFEL
 
 

Nulle sentinelle aux portails

De ma ville

Quartier libre à ses militaires

A deteruit ses murailles

Tira un trait sur une histoire

Et annonça à tout  l'univers

La chute de mon pouvoir

 En es-tu informé?

A partir de froutiéres entre nous

Ni guerre,ni rebellion

Ni tréve ni insurrection

Laisse tes hordes armées

M'envahir

Ä vêpres

Laisses-les sur moi de force prendre prise

J'ai envie que tu me conquieres

Lorsque tombera le soir

Ö conquerant  de ma cité

De la hauteur de mon manoir

Je ferai acte d'allegence

Et en ton honneur j'ai renié

Toutes mes croyances

Et renoncé

A mes couronnes et mes lauriers

Je t'aimerai

Jusqu'au dernier soupir

Et divulguerai ce que je dissmulais

Comme secret

J'avouerai à tous je t'ai attendu

Depuis les temps révolus

Pour que tu conquieres ma ville

Mille ans

Et redessiner ma geographie

De Larache de l'Océan

Jusqu'au confins de la Phinicie

Tes yeux mon port d'attache

Et ton corps de gitan mon recours

Et ma sérénité

En es-tu informé?

Mille lampadaires dans ma cité

Tu seras une demi-lune tu seras

Santillant dans l'oubli de l'obscurité

Tu seras mon étoile qui voyagera

Mes soleils crepusculaires

Aucune sentinelle aux portails

De la ville

Quartier libre à ses militaires

Ont detruit ses murailles

vouerent aux oubliettes

D'un trait son histoire

Et à toute la terre annonça

La chute de mon état

Toi l'homme

Si tant attendu

Et résisté avant lui

Cent prises de possesion

Mais aujourd'hui,

La plus exquise prise de possesion

Ma volonté;tu me conquiers

Sans tireurs ni militaires

Sans canons ni murailles

Je desire que tes mains foulent

Mes jardins

Je veux que tu reformules

Depuis la genese

Jusqu'à la dernière veinule

 

               
 

LE NUMERO DE LA BLANCHEUR

 Ecrit par abderazzak JOBRAN
Traduit par hassan ELRHAFEL
 

Dans la graine de la senteur

Qui gémit de douleur

Sous l’effet de l’éther

La fenêtre de Picasso

Sait que l’air

Est encre meurtrière

L’ombre

Ce qui reste d’un cadavre

En allant au soleil

S’est perdue en cours de route

 Le cimetière

Premier nom de la vie

Mais la terre

C’est la salive d’Adam

Voue a l’errance

Chaque fois que tu creuses dans le ciel

Une tombe

Se recroqueville le soleil

Entre mes doigts

Se brûler sa peur, son effroi

 

Chaque fois

Que je pénètre la chasteté

Les lettres sont sens dessous

Dans ma poitrine

A force de s agenouiller

Sur les rayons de la bibliothèque

Des femelles crient et pleurent

Des poètes  et des philosophes

Discourent à propos de la vie

A le tintamarre nous sourions

Entre la liberté et le pain

Se vit une ligne de démarcation

Faim nous la nommons

Uniquement les poètes

Le savent : la rivière est miroir

Ou la lune s’ y purifie

Des mensonges des mortels

 

 
 التتمة هنا
 
 


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danimohamed من المغرب
07 سبتمبر, 2007 01:08 م
إلى المبدع والقاص والاديب مصطفى لغتيري
السلام عليكم ورحمة الله وبركاته..
عمل تشكر عليه اخي الكريم..
عمل موفق.. ومجهود جبار... يستحق التشجيع والمباركة..
كما لا تفوتني المناسبة لتوجيه الشكر الخالص عن طريقكم إلى الشاعر الرقيق الاستاذ حسن الغافل الذي تكبد معاناة الترجمة...
شكرا لكم أخي ودمتك خادمين للثقافة والادب
أخوكم: محمد داني
laghtiri1965 من المغرب
07 سبتمبر, 2007 06:55 م
أخي محمد داني
تشجيعك هذا و تشجيع باقي الإخوات و الأخوة يذكي في أنفسنا مزيدا من الحماس، للاستمرار في بذل المزيد من الجهد بنفس الحماس و الجدية.
إليك تحيات صديقنا حسن الغافل.
تحياتي و تقديري.
مصطفى لغتيري.